Foot - Coupe - Quarts
Paris pense déjà au doublé
Un mois après l'incroyable 4-4 à Gerland, le PSG et Lyon se retrouvent au Parc des Princes en quart de finale de la Coupe de France (20h50). Paris et Ancelotti veulent la qualification pour les demies. A tout prix. Car le doublé est dans leur tête.
Jérémy Ménez et Christophe Jallet étaient présents à Gerland le 25 février dernier. (L'Equipe)
A moins d'une terrible catastrophe, d'un trou d'air énorme, le PSG jouera la saison prochaine la Ligue des champions. «Le Championnat est notre priorité», a répété Carlo Ancelotti mardi. La Coupe de France, que Paris a gagnée trois fois depuis 2004, reste malgré tout l'autre cible désignée. Le doublé est dans la ligne de mire, et c'est bien le minimum attendu pour un club avide de succès. Les investissements réalisés depuis l'été dernier doivent avoir une répercussion dans la vitrine des trophées. Face à Lyon, Carlo Ancelotti n'espère donc pas voir son équipe jouer petit bras. «Ce quart de finale est très important pour nous. Le Championnat l'est aussi, mais nous avons le temps de penser à Bordeaux (dimanche 21h00, ndlr). En coupe, nous voulons être au top afin de disputer la finale au Stade de France. Il nous reste à jouer 180 bonnes minutes. Nous sommes capables de le faire, le moment est bon.»
Pour Jérémy Menez, pas certain de débuter, la coupe est aussi une belle proie. «Il nous reste désormais deux compétitions à disputer et on a envie de les gagner. Il y a encore deux mois de travail, on doit être à 100% pour ne pas gâcher tout ce qui a été accompli jusqu'ici et concrétiser nos objectifs.» Kombouaré a porté comme un fardeau les échecs en Coupe de la Ligue et en Ligue Europa. Recruté à prix d'or, Ancelotti joue quand même une partie de sa crédibilité, presque trois mois après son arrivée. Si les résultats sont plutôt bons, les prestations sont relativement décevantes. Cette fois, il faudra éliminer l'OL, une équipe qui avait failli humilier les Parisiens il y a un mois à Gerland (4-4), en L1. «Contre Lyon, nous avons bien joué même si on a pris quatre buts, se souvient Ancelotti. Là, ce sera un autre match, à élimination directe, et nous jouons à la maison. »
« Mes joueurs font un fantastique travail »
Le PSG devra surtout montrer un tout autre visage que celui affiché samedi en Normandie. «On a une revanche sur nous-mêmes à prendre après le match fourni à Caen (2-2), reconnaît Ménez. Il faudra le prouver sur le terrain et réagir.» Sur ce point, Carlo Ancelotti a tenté mardi de relativiser la faible performance de ses protégés. «Je connais très bien le foot et tu ne peux pas toujours développer un grand football. Tu n'as pas cette possibilité tout le temps. J'aime avoir une équipe forte et concentrée. A Caen, nous n'avons pas été forts, mais j'étais surtout énervé envers l'arbitre car nous avons été "soft" sur les tacles et nous avons reçu cinq cartons jaunes.» Sorti de ses gonds, l'Italien s'est depuis calmé. Le climat est même apaisé, et les joueurs encensés. «Mes joueurs font un travail fantastique. On n'a pas perdu depuis treize matches, a soutenu le coach italien, qui sait maintenir ses troupes sous pression. J'ai parfois dû intervenir pour demander aux joueurs d'être plus concentrés. Naturellement, je veux plus d'intensité. Face à Lyon, ce qui va compter, c'est la motivation.» Cela tombe bien, Ancelotti a décidé de sortir du banc des joueurs en manque de temps de jeu. A eux de prouver qu'ils méritent mieux que l'ombre. Une occasion en or.