Martin Fourcade : « Si j’ai envie, je continuerai à dominer »
Le champion olympique revient pour « Le Monde » sur son séjour coréen, qui l’a vu devenir l’olympien français le plus titré de l’histoire.
L’athlète le plus titré des Jeux olympiques de Pyeongchang, avec le fondeur norvégien Johannes Klaebo, est épuisé. Il en a fini avec le biathlon mais pas avec ses JO : samedi après-midi, au Club France, il a pris le temps de revenir pour Le Monde sur son séjour coréen, qui l’a vu devenir l’olympien français le plus titré de l’histoire, avec cinq médailles d’or.
Le soir même, le porte-drapeau de la délégation tricolore est allé soutenir le patineur Alexis Contin, dernière chance de médaille française. Dimanche, il devait se rendre à la cérémonie de clôture, où il espérait voir le drapeau russe refaire son apparition. Avant de rentrer en France pour un nouveau marathon médiatique, puis de repartir sur le circuit de la Coupe du monde, dont il aspire à remporter le classement général pour la septième fois consécutive.
Ces Jeux olympiques ont-ils ressemblé, pour vous, à ce que vous aviez imaginé ?
J’avais un objectif d’une médaille d’or, tout en sachant que sur chaque course je pouvais gagner. Ce n’est pas pour autant que je m’imaginais être le meilleur athlète de ces Jeux avec six médailles, ou même trois.
Je ne rêve pas en grand avant d’attaquer un événement car c’est dangereux, pour soi-même, car on peut tomber de très haut, et aussi parce que je pratique un sport imprévisible. L’une de mes satisfactions, c’est que le grand public qui n’est pas connaisseur de biathlon a vu que c’était un sport dont les conditions ne sont pas faciles à maîtriser. Et je suis super content d’avoir réussi à le faire.
Le Monde