Foot - Coupe - Rennes
«Quevilly, un mauvais souvenir»
Le Stade Rennais défie l'US Quevilly, 14e de National, avec beaucoup de méfiance. Les Bretons n'ont pas oublié l'élimination douloureuse il y a deux ans face à ces incroyables normands.
L'US Quevilly sait faire saigner les gros gibiers. Et Rennes, qui affronte le club normand mercredi, est déjà passé à la casserole. C'était il y a deux ans, en huitième de finale (1-0). Directeur sportif du Stade Rennais, Pierre Dréossi garde une réminiscence « douloureuse » de ce chapitre. « C'est un mauvais souvenir, avoue-t-il. Mais toutes les éliminations le sont, et quelles que soient l'adversaire. La Coupe, c'est de toute façon souvent douloureux. Le seul club français qui n'est pas malheureux, c'est celui qui la gagne.» Le 9 février 2010, Quevilly avait même eu le toupet de réaliser son petit exploit sur la pelouse du Stade de la Route de Lorient. « On avait pas été au niveau pour se qualifier contre une belle équipe de Quevilly, qui avait fait un bon match », reconnait-il.
«L'objectif de la finale est suffisant pour être motivé à 100 %. Pas la peine d'en rajouter.»Malgré tout, Dréossi assure que les Bretons ne sont animés d'aucun sentiment de revanche. « L'objectif de la finale est suffisant pour être motivé à 100 %. Pas la peine d'en rajouter. On est concentré sur le jeu, on sait que ce sera un match difficile. » L'Olympique de Marseille, qui s'est fait humilier au tour précédent (2-3), en sait quelque chose. Le dirigeant rennais est d'ailleurs prévenu sur la « qualité » de l'adversaire, qu'il a supervisé. « Je les ai vu jouer contre Marseille, la veille de notre match contre VA. J'ai trouvé que c'était une très bonne équipe. »
Comme il y a deux ans (match à Rouen), les Rennais ne seront pas chez eux. A Caen, il y aura « très peu de nos supporters » (dixit Dreossi). Un écran géant sera posé dans le centre-ville de Rennes pour satisfaire les fans Rouge et Noir. « On a eu très peu de places, regrette Dréossi. Le stade à Caen sera à 90-95 % pour Quevilly, c'est logique. Donc on va jouer à l'extérieur, dans un stade plein, et contre une équipe de Coupe. Quevilly l'a prouvé. Elle a tous les éléments pour contrarier n'importe qui. » Les joueurs de l'OM avaient sous-estimé les Quevillais. Aujourd'hui, ils s'en mordent encore les doigts. « Nous, on y mettra tout ce qu'il faut mettre », prévient Dréossi, qui ne veut pas se projeter ni sur la finale ni sur une éventuelle victoire, qui serait la première depuis 41 ans. Une éternité pour un club qui n'a gagné que deux Coupes de France (1965 et 1971) et aucune Coupe de la Ligue. « Oui mais on était en finale il y a trois ans », rétorque-t-il. Une finale perdue face à Guingamp (1-2). Un autre souvenir douloureux...