Nouvelles chutes de neige attendues en France inférieures à celles de mardi
La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne vingt-sept départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.
Après les huit départements franciliens, où les transports sont redevenus fluides jeudi, les autorités ont étendu leur appel à la vigilance à dix-neuf autres départements selon un axe allant de la frontière belge au centre de la France, de nouvelles chutes de neige étant attendues vendredi 9 février.
« Les hauteurs de neige attendues seront inférieures à celles de l’épisode de mardi à mercredi », précise toutefois Météo France, qui prévoit une nouvelle couche de trois à sept centimètres. Une nouvelle nuit très froide est aussi annoncée, avec des températures pouvant localement frôler les – 10 °C. « Attention, ça va encore glisser », a averti le prévisionniste Frédéric Nathan.
Le point sur les transports
Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Transports scolaires. La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera aussi suspendu dans l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne. Jeudi, les mises en garde relatives au verglas ont été plutôt suivies.
Un TER accidenté. Si les transports ont globalement fonctionné normalement jeudi, un TER assurant la liaison entre Paris et Granville (Manche) a percuté vers 14 h 30 dans les Yvelines un véhicule bloqué à un passage à niveau par la neige et le verglas, blessant légèrement trois passagers du train.
Trafic apaisé. Le trafic automobile est resté fluide : le site d’information routière Sytadin comptabilisait 113 kilomètres de bouchons vers 17 heures, deux fois moins que la moyenne habituelle à cette heure-là (225 kilomètres). Les automobilistes ont « bien respecté les consignes de ne pas sortir leur véhicule », s’est réjouie la préfecture de police de Paris.
RN 118. Emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes avaient été bloqués par la neige mardi soir, la nationale 118 est restée fermée jeudi et elle le restera jusqu’à samedi midi.
TGV. Des trains ont été annulés vendredi matin et de nombreux retards sont prévus par la SNCF, notamment vers l’est, l’ouest et le sud-ouest de la France. « En raison des récentes chutes de neige et de la formation de verglas sur les rails et les installations », les trains doivent limiter leur vitesse sur certaines lignes à grande vitesse.
Transports revenus à la normale. Les aéroports parisiens d’Orly et de Roissy fonctionnaient normalement, tout comme le métro, le RER et les tramways (à l’exception du T6), et 93 % des 300 lignes de bus ont circulé jeudi après-midi, selon la RATP.
Transporteurs routiers indignés
Rouverte depuis jeudi à 9 heures, la circulation des poids lourds en région parisienne sera de nouveau interdite entre vendredi 5 heures et samedi midi. Ces interdictions à répétition suscitent la colère des chauffeurs. La déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), Florence Berthelot, a dénoncé un « manque de coordination » et une « publication trop tardive » des décisions d’interdiction de circulation. Selon elle, l’impact économique est d’au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Conséquence de ces restrictions : certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique. Enseignes de distribution et commerçants ont aussi été privés de livraisons et se sont trouvés en rupture de stock, a signalé la chambre de commerce et d’industrie francilienne. L’impact a toutefois été limité, les clients ayant été plus rares. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises dont l’activité a été perturbée par les récentes crues et par les chutes de neige.
Côté accidents, « il y a eu une augmentation des appels reçus (au 15) et identifiés pour des motifs traumatologiques, pour tout ce qui est accidents liés au verglas », selon l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. L’organisme a aussi noté « une activité [aux urgences] un peu plus soutenue que d’habitude », « mais tout est sous contrôle », a-t-il dit.
Le Monde